Morsure de chiens - Nouveau projet

FEDERATION DEPARTEMENTALE DES GARDES PARTICULIERS DE LA VENDEE
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Les morsures de chiens
             Conduite à tenir devant une morsure de chien

            Une morsure de chien est toujours porteuse de microbes car la flore dentaire canine comporte de nombreux germes anaérobies dont Clostridium perfringens et tetani, streptocoques et pasteurelles.
            Le propriétaire du chien doit fournir d’urgence le carnet de vaccinations de l’animal dont la surveillance en milieu vétérinaire est obligatoire (arrêté ministériel du 1er mai 1976), aux frais du maître.
            Si celui-ci refuse de s’y soumettre, une plainte doit être déposée à la mairie ou à la gendarmerie.
            L’animal doit subir trois examens successifs en quinze jours.
            S’il est normal au 5e jour, la probabilité d’une rage devient faible.
            L’examen de la plaie se fait en même temps que le nettoyage à l’eau et au savon avec une compresse.
            La désinfection de la plaie nécessite ensuite l’application large d’antiseptiques (au choix : eau oxygénée, Bétadine, Mercryl, Hibitane ou eau de Javel diluée, ces produits ne devant pas être mélangés entre eux). Il faut laisser une plaie nette, sans débris ni souillures ni zones dévitalisées.
            Toute morsure étant contaminée par une flore bactérienne anaérobie, la suture précoce est déconseillée, sauf pour le visage.
            Les chirurgiens mettent en place, sur la plaie laissée largement ouverte, un pansement gras renouvelé tous les jours (Biogaze, Antibiotulle, etc.).
            Si après 3 jours, les berges de la morsure restent saines et non infectées, une suture est pratiquée.

            La prévention contre le tétanos repose sur le rappel de vaccin antitétanique et sur les gammaglobulines antitétaniques.
            Le problème de la rage reste posé. En cas de morsure profonde au niveau du visage ou lorsque le chien a disparu, l’enfant doit être orienté vers l’un des 60 centres de traitement antirabique pour y être vacciné dans un délai de 48 à 72 heures.

            Le protocole à 4 ou 6 injections est entrepris au moindre doute. En cas de morsure grave, multiple ou profonde siégeant au niveau de la face ou des extrémités, des immunoglobulines spécifiques d’origine humaine sont injectées à titre complémentaire le jour même.

           L’essentiel des problèmes chirurgicaux posés par les morsures de chien chez l’enfant concerne le plasticien dans la mesure où il s’agit avant tout d’une agression cutanée, qui pose dans l’immédiat des problèmes septiques et de fermeture, à plus long terme de cicatrisation et, in fine, esthétiques, avec d’éventuelles reprises de chirurgie plastique notamment à la face.

          Marche à suivre :
          La contamination rabique peut avoir lieu soit par morsure, soit par contact avec de la salive virulente sur une plaie ou une excoriation cutanée.

          Après contamination, il faut :
          Assurer les premiers soins
          - laver abondamment la plaie à l’eau et au savon
          - ne pas suturer
          - pratiquer un rappel de vaccination antitétanique

          Adresser l’animal à un vétérinaire en évitant de se faire mordre et en se protégeant de la salive.

          Si l’animal doit être abattu, respecter la boîte crânienne. Transporter si possible la tête dans un bac réfrigéré (température comprise entre 4 et 10 °C, sans congélation).

         Quel comportement face à un chien mordeur ?
         Pour limiter les risques d’agression, il est important d’essayer de ne pas avoir peur ou au moins de ne pas le montrer. Il est vrai qu’il est beaucoup plus facile de l’écrire que de le faire, mais c’est possible.

        C’est une question de volonté et de travail sur soi qui prend du temps mais dont les bienfaits sont conséquents.
        Il faut s’efforcer de ne pas crier, de ne pas courir, de ne pas faire de grands gestes, de ne pas fixer le chien droit dans les yeux.

        Les situations les plus risquées :
        - lorsque le chien est bien installé sur un lit ou un canapé
        - lorsque le chien mange
        - lorsqu’il s’est accaparé un jouet, ou un objet quelconque (même s’il vous appartient, votre chien n’en sait rien et de toute façon il s’en moque !)
        - un chien que l’on accule (attention : notion et sensation très variables)
        - un chien qui n’est pas accoutumé à la contrainte et/ou aux manipulations.

        Si votre chien a un gros caractère ou s’il devient difficilement gérable, vous devrez reprendre le contrôle de l’espace ; donc pour ces chiens, les lits, fauteuils et autres canapés, neufs ou usagés quel que soit le lieu où ils se trouvent (salon, véranda, entrée, sous-sol…) sont désormais interdits en votre présence et encombrés en votre absence.

       Lorsque le chien mange, mon conseil est très simple : « fichez-lui la paix », sans que cela vous empêche de travailler en dehors des repas le refus d’appât (l’aide d’un professionnel est recommandé).

       La possession est une notion importante chez le chien, la plupart défendent ce qu’ils ont réussi à attraper, parfois jusqu’à la morsure. Évidemment la valeur de la ressource est déterminante dans la détermination du chien. Certains lâcheront volontiers un bâton, d’autres se battront sévèrement pour une simple balle de tennis, quand d’autres encore ne montreront de signes d’agressivité que pour de la viande fraîche ou pour un os à moelle ! Même entre eux ils n’ont pas des valeurs identiques.

      Laisser une porte de sortie est un des fondamentaux pour limiter les risques. Un chien ou un homme qui n’a plus rien à perdre et plus d’autre choix le plus souvent « vendra chèrement sa peur, pardon sa peau ». J’ai laissé volontairement cette faute de frappe car acculer un chien revient à le mettre dans une situation inquiétante qu’il doit faire cesser. S’il ne peut plus fuir, que lui reste-t-il ?

      Pouvoir toucher chaque partie du corps de son chien, le maintenir par le collier sont des choses qu’il faut apprendre au chien afin qu’il les accepte sans réserve en cas de besoin ou d’urgence.

     Si, au cours d’une promenade, vous êtes menacé par un chien, restez calme et préparez quelque chose (sac, pull, parapluie…) à interposer entre le chien et vous. Les chiens mordent presque toujours la première chose qui se présente, mieux vaut qu’il dépiaute votre parapluie que votre bras. Interposer ne veut pas dire menacer : n’agitez pas le parapluie et ne le tenez pas comme un bâton avec lequel vous voudriez le frapper car si cela peut faire fuir certain chien, nul doute que cela en déclenchera bon nombre d’autres.

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